Face à une fréquentation en baisse et un crédit trop important à rembourser, l’organisation du festival a décidé d’arrêter « l’aventure », vieille de plus de 50 ans. Le président, Bruno Ostuni, ne cache pas sa déception.
Il n’y avait déjà pas eu de festival à l’été 2026. Face à la baisse de fréquentation, l’organisation se donnait le temps de réfléchir à une nouvelle formule. Samedi 10 octobre, la nouvelle est tombée. Bruno Ostuni, président depuis 2023 du Mondial Folk, a annoncé aux bénévoles réunis que « l’aventure Mondial Folk s’arrêt[ait]. Le conseil d’administration a décidé de jeter l’éponge et de déposer un dossier pour cessation de paiement », poursuit-il.
« Tout le monde n’a pas joué le jeu »
« Je n’avais pas pris la présidence pour que ça s’arrête, souffle Bruno Ostuni, ne cachant pas sa déception. Tout le monde n’a pas joué le jeu ».
Le président revient sur les animations menées en 2026 : le théâtre, l’Irlande deiz ou le comice, des actions. « Les bilans étaient positifs, sauf qu’on ne peut pas faire face au crédit, évalue-t-il. Je ne veux pas repartir sans trésorerie. On est au pied du mur. Personne au conseil d’administration ne veut repartir ».
Plozévet a une longue histoire avec ce festival. En 1974, plusieurs bénévoles lancent la Fête des binious. Coup d’accélérateur en 1983 avec l’arrivée de premiers groupes internationaux à Plozévet.
20 000 visiteurs chaque été
Depuis, chaque été, Plozévet s’enflammait autour des folklores bretons et du monde. Le festival prendra le nom de Mondial Folk en 1997. Red Cardell, Wolfe Tones, Matmatah, Dubliners, Soldat Louis… Tous sont passés à Plozévet. Mondial Folk a mis en branle plus de 200 bénévoles chaque été pour près de 20 000 visiteurs sur chaque édition.
33 000 € à rembourser pour la commune
En 2020, l’association Mondial Folk avait contracté et remboursé un premier emprunt de 39 000 €. En 2024, elle avait dû recourir à nouveau à l’emprunt, cette fois de 40 000 €. La commune de Plozévet avait à chaque fois garanti l’emprunt. Sur le deuxième emprunt, l’association a réglé une première échéance de 11 000 €, mais la commune va devoir régler le reste, soit 33 000 €. L’aventure du festival s’achève donc sur une dernière note un peu amère.
